Skip to main content
(Photo Credit: TAU)

L’histoire extraordinaire de l’héroïsme d’un étudiant réserviste de l’Université de Tel-Aviv.

11 June 2026
Grièvement blessé pendant la guerre des Epées de Fer à Gaza, Alon Kaminer, soldat réserviste au sein de l’unité « Snapir » de la Marine israélienne, a poursuivi sans interruption ses études de licence à la Faculté d’ingénierie de l’Université de Tel-Aviv, depuis l’unité de soins intensifs où il a été hospitalisé après sa blessure et tout au cours de son processus de rééducation complexe en Israël et aux États-Unis. Il a obtenu cette semaine son diplôme d’ingénieur industriel et de gestion avec mention, devant un public de 1 500 personnes venues applaudir son héroïsme et sa détermination, sur l’air de la chanson emblématique « I will survive », incarnant le visage de la société israélienne et la force de sa génération actuelle.

Alon Kaminer graduation Yamin Alon Eliaz 580Choisir l’espoir

Alon Kaminer décrit l’incroyable parcours qu’il a accompli depuis sa grave blessure de guerre : « Immédiatement après ma blessure, j’ai pris la décision d’aller de l’avant coûte que coûte, même si je n’en comprenais pas pleinement les conséquences. Je me souviens même qu’un ami m’a annoncé à l’hôpital que mes études étaient annulées pour que je n’aie pas à payer pour rien. J’étais alors complètement immobilisé, mais je lui ai dit que je refusais catégoriquement cette annulation et qu’il devait immédiatement faire abroger cette résiliation ; et c’est exactement ce qui s’est passé. En fait, même après ma blessure, je n’ai pas interrompu mes études un seul instant, ni en soins intensifs ni aux États-Unis, pendant ma rééducation et mon appareillage.»

L’université a dès lors tout mis en œuvre lui pour faciliter les choses. Immédiatement après sa blessure, la Faculté d’ingénierie s’est mobilisée pour l’aider à terminer ses études : enseignement à distance pendant son traitement, apprentissage individualisé et accès complet aux laboratoires, afin que son handicap ne constitue pas un obstacle.

Alon Kaminer Ceremony 580

Le doyen de la Faculté d’ingénierie, le Prof. Noam Eliaz, a déclaré : « L’histoire héroïque d’Alon est particulièrement touchante. Alon est une source d’inspiration pour nous tous : un homme qui a choisi l’espoir plutôt que le désespoir. Le fait qu’il obtienne à présent son diplôme en génie industriel et gestion avec mention est un témoignage de sa force d’âme, de sa détermination et de sa volonté exceptionnelles ».

Une volonté d’acier alliée à la capacité de s’adapter au changement

Le Prof. Dan Yamin, directeur du programme de génie industriel et de gestion à l’Université de Tel Aviv, qui a accompagné Alon pendant ses études, témoigne : « Même avant sa blessure, Alon était un étudiant exceptionnel. Il tenait à tirer le meilleur parti de ses études, à ne rien perdre et à acquérir un maximum de connaissances. Après cette blessure grave, j’ai compris qu’il s’agissait d’un véritable mode de vie : cette force intérieure inébranlable qui pousse à réussir, à agir et à surmonter toutes les épreuves. L’histoire d’Alon est sans aucun doute celle de cette génération de battants. Depuis ma prise de fonction à la tête du programme, j’ai été confronté à de nombreux cas très difficiles d’étudiants traversant des situations extrêmes tout au long de leurs études : des centaines de jours de service militaire obligatoire, de blessures et de rééducation, de crises psychologiques et de difficultés financières. Le tout en parallèle au cursus universitaire extrêmement exigeant de la Faculté d’ingénierie. Ces étudiants accomplissent des choses incroyables ; nous tous, à l’Université, sommes admiratifs de leurs capacités et très fiers d’eux. Vraiment très fiers ».

« Je me suis prouvé, et j’espère à d’autres aussi, que rien ne peut entraver la volonté », conclut Kaminer. « Une volonté d’acier, alliée à un esprit flexible, capable de s’adapter aux changements. Un immense merci à l’École d’ingénierie industrielle de l’Université de Tel-Aviv, à tous les professeurs et au personnel administratif. Sans vous, je n’y serais pas parvenu, c’est un fait ! Merci de croire en moi et de me soutenir. Et il est important pour moi de mentionner ici les autres blessés, mes camarades réservistes, hommes et femmes, et ceux qui ont payé le prix le plus cher de la guerre et sont devenu des familles endeuillées : ne perdez jamais espoir. Et oui, si vous le voulez, tout est possible ! ».

 

Photos :

1. De gauche à droite: le Prof. Dan Yamin, Alon Kaminer, le Prof Noam Eliaz

2. Alon Kaminer pendant la cérémonie 

(Crédit : Université de Tel-Aviv)